×

COMMENT DEVENIR MEMBRE/BÉNÉVOLE?

1 Connectez-vous ou créer un compte.
2 Remplisser le formulaire
3 Confirmer le FORMULAIRE d'adhésion

Si vous expérimentez des difficultés, n'hésitez pas de nous envoyer un email à contact@udps.net . Merci!

NOS HEURES

Lun-Ven 9:00AM - 6:00PM
Sam - 9:00AM-5:00PM
Dimanche par rendez-vous!

VOUS AVEZ OUBLIÉ VOS IDENTIFIANTS ?

PROGRAMME - FELIX TSHISEKEDI

Mes chers compatriotes,

Avec l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, la République Démocratique du Congo (RDC) prendra un nouveau départ qui pourra être le bon, celui qui permettra l’alternance démocratique !
Nous aurons ainsi mis fin au cycle infernal des crises de légitimité récurrentes. Voilà le fait majeur qui marque un tournant décisif pour notre pays.

Cette élection présidentielle est, pour moi, une occasion de nouer un dialogue avec les Congolaises et les Congolais, pour les entendre et pour leur parler.

La situation actuelle de notre pays est comparable à un avion en voie d’atterrissage sous un temps orageux. Les Congolais s’interrogent avec anxiété sur leur devenir, ils hésitent sur l’idée qu’ils ont d’eux-mêmes. Les voici
partagés par des inquiétudes légitimes. Ils sentent combien le potentiel de notre pays a été si souvent gaspillé.

Cette situation de convulsion politique dramatique a été voulue, planifiée et entretenue par un pouvoir illégitime finissant. Notre pays et notre peuple, ont connu toutes les abominations.

Cela doit finir.
Pour répondre à cette exigence, je me porte candidat à l’élection présidentielle de cette année dans notre pays, la RDC.

Je me réjouis donc de partager avec vous l’enthousiasme pour ce nouveau départ et aussi mon ambition, nourrie par la vision qui m’anime, d’un meilleur devenir de notre mère-patrie.

Car, il nous faut bâtir un pays plus beau, une nation sans pauvreté. Le chemin, qui mène de la pauvreté au bien-être du peuple congolais, a été balisé par le projet de société de l’Union pour la Démocratie et le Progrès
Social, UDPS, qui est ma principale source d’inspiration.

Par ailleurs, agissant au nom de l’ensemble de la communauté internationale, les Nations-Unies, ONU, guidées par la conviction que la paix durable et la sécurité internationale ne sont possibles que sur la base du bien-être économique et social assuré pour tous, ont promu le projet, dénommé «Objectifs du Millénaire pour le Développement», OMD, destiné à réduire l'extrême pauvreté et à construire un monde plus sûr.

Devant la défaillance du pouvoir sortant de conduire le peuple vers le mieux-être, ce beau rêve a, malheureusement, tourné au cauchemar !

Pour ma part, Congolaises et Congolais, je vous invite de nous rassembler autour de mon Programme.

Le Programme pro-pauvre que je vous propose est ambitieux, il est à notre portée. Nous allons nous approprier la démarche de l’ONU, en faire nôtre et l’amplifier dans le contexte post-ODM d’aujourd’hui.

Nous allons donc lutter pour éradiquer la pauvreté, le plus vite possible ! Ce sera «La Grande Cause Nationale» de notre RDC !

Pour cela, nous allons mobiliser toutes les énergies, tous les moyens de l’État et tous les appuis extérieurs pour les faire converger vers ce dessein commun, dont la réalisation va reposer sur trois piliers :

  • L’homme, le moteur du développement de notre pays,
  • Une croissance économique productrice d’emplois et protectrice de l’environnement,
  • Une société solidaire pour garantir la cohésion nationale.

Les quatre-vingt millions des Congolaises et des Congolais seront le principal facteur du développement de notre pays.

Je veux une croissance économique forte, soutenue, de 25% par an en moyenne, qui sera créatrice d’emplois et protectrice de l’environnement alors que, dans le même temps, notre population va croître de 3% en moyenne par an.

Avec le peuple congolais, je veux sceller un «Pacte social» pour bâtir une société solidaire, garante de la cohésion nationale.

En 2018, le revenu moyen annuel d’un Congolais (en USD courants) est
d’$ 458 par an, c’est-à-dire $ 1.25 par jour, alors que la part du budget dans le PIB n'est que de cinq milliards USD.
Mon ambition est de sortir notre nation de cette situation indigne et de la faire accéder au bien-être, en portant cet indice à $ 4.288 par an, soit $ 11.75 par jour. Pour assurer le coût de ce programme, nous mobiliseront une enveloppe budgétaire $ 86.71 milliards soit 25% du PIB-N, qui sera répartie sur dix ans.

Mais, le progrès ne vaut que quand il est partagé.

La redistribution équitable de ce revenu sera au coeur de la nouvelle politique que je vais impulser et dont l’axe central est la promotion d’une société performante et solidaire.

Mais, de même qu’on ne peut redistribuer ce qui n’a pas été préalablement produit, il est inadmissible qu’une caste de privilégiés s’accapare de la quasi-totalité du revenu national, fruit du travail de tous, chacun pour sa part.
Notre pays se classe parmi les États les plus pauvres et les plus inégalitaires du monde. Il sortira par le haut de ce statut humiliant actuel.

Il rejoindra les nations qui sont classées parmi les pays émergents, avec pour ambition le bien-être collectif.
Chers Compatriotes, tel est le sens de MON ENGAGEMENT. Si vous voulez bien m’accorder votre confiance, j’en serai comptable devant vous, sur mon Honneur et sur ma conscience.

Nous sommes une jeune nation.
En cette année électorale 2018, la RDC a célébré son 58ème anniversaire. Mais, c’est un temps bien trop long pour toutes celles et pour tous ceux qui souffrent. Ils sont en droit de juger des dirigeants politiques qui n’ont pas su fixer le meilleur cap pour tous.

L’insupportable est que le pouvoir actuel, hors mandat, a mis notre pays en danger de mort. A nous et à nos enfants, il lègue une société en déclin.

En RDC, la réalité des faits dépasse ce qui était imaginable.

De ce pays au passé glorieux et prestigieux, le régime en place a fait une vaste prison à ciel ouvert et un mouroir, oui, un tombeau noir et profond. Au coeur de notre République, le poison s’est niché et s’est répandu. Il génère la violence d’État et il produit un contre-modèle de société.

Le Peuple congolais peut croire un instant être sorti des ténèbres mais, comme au lendemain d’une guerre, il se retrouve dans un pays pillé, détruit, épuisé, dans une situation qui lui fait craindre le pire.

Au Centre, à l’Ouest, au Nord et au Sud de la RDC, la plupart des Congolais ont faim et peinent à vivre décemment. Privés d’emplois, ils vivent dans des cités qui sont des dépotoirs d’immondices.
Ils endurent des maladies de toutes sortes pendant que l’État ne prend pas en charge la santé de sa population alors qu’existe une institution de la sécurité sociale.

Hier comme aujourd’hui, la plupart des Congolais n’a accès ni à l’eau potable ni à l’électricité. Des mères de famille croulent sous la responsabilité de nourrir maris et enfants au moyen d’expédients. Les jeunes filles et les jeunes garçons vivent déboussolés, privés d’un système éducatif digne et certains veulent même fuir leur patrie.

La pauvreté gagne du terrain, à vue d’oeil. Le citoyen congolais est incompris, torturé, affamé, mal soigné, mal scolarisé, chômeur ou mal payé, exilé dans sa propre patrie. Il est en quête du mieux vivre. Il sait que sa misère au quotidien n’est pas une fatalité.

 

IL FAUT FAIRE DE NOTRE RÊVE UNE RÉALITÉ

Notre RDC est un immense territoire logé au coeur de l’Afrique. Notre situation nous interpelle. Elle suscite en nous une révolte féconde, qui nous rend utile à notre pays, à notre nation, à notre société, à notre peuple.

Générer la Force du Droit, développer la Conscience Nationale, voilà la vision que nous voulons partager avec vous tous, hommes, femmes, adultes, jeunes, vous tous qui êtes du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest et du Centre de notre pays.

Unis, nous pouvons changer le cours de notre histoire. Forgeons, dès maintenant, la voie qui conduira notre patrie. Elle ne sera plus seulement un pays «potentiellement riche».

Ce rêve de destin solidaire, nous en avons une perception concrète. Congolaises et congolais, écoutez ce cri du coeur qui nous interpelle.

Imaginons que, sans corruption, sans confusion ni mélange des genres, sans répression politique, mais avec la Démocratie et la bonne Gouvernance, la RDC deviendra un État de droit.

Imaginons que, partout dans nos villes et dans nos campagnes, la vie sera paisible.

Imaginons que nos frontières seront protégées par une Armée dissuasive.

Imaginons que la vie au quotidien sera sécurisée à l’intérieur du pays par une Police républicaine et qu’une Justice y dira le Droit avec équité.

Imaginons que nous ne serons plus réveillés par des odeurs d’immondices nauséabondes, mais par des cris d’enfants qui, après avoir consommé un verre d’eau potable et un bol de lait frais, seront heureux d’aller retrouver de vraies salles de classes équipées, dotées d’enseignants compétents et motivés, avec du matériel didactique moderne.

Imaginons que des étudiants fréquenteront des établissements de formation technique, des Instituts d’enseignement supérieur ou universitaire qui dispenseront un savoir de qualité, dans des bâtiments décents, avec des bibliothèques, des équipements informatiques, des restaurants et des latrines modernes.

Imaginons nos citées débarrassées de leurs bidonvilles dégradants. A Kinshasa par exemple, imaginons que dans des quartiers tels Mpasa à Nsele, Mokali à Kimbaseke, Kongo à Ngaliema ou encore Kauka à Kalamu, dans ces quartiers proches du Centre-ville, la vie de tous les jours ne rimera plus avec insécurité, pauvreté, maladies, insalubrité. Nous aurons purement et simplement rasé tout, pour le remplacer par des cités du type «Cité Salongo», un habitat comme jadis, bâti en dur, bénéficiant des loyers accessibles aux gagnes-petits, connecté au tout-à-l’égout, à l’eau potable et à l’électricité.

Imaginons le sourire des mamans qui, leurs bébés sur le dos, feront la queue devant de nombreux Centres de Santé et des Foyers Sociaux qui disposeront de tout le nécessaire et qui seront répartis dans tous nos Territoires et dans toutes les Communes de notre République - avant d’aller faire leur marché où les règles d’hygiène seront respectées.

Imaginons notre société civile constituée non par des politiciens déguisés,
mais par de vrais corps de métiers, des ouvriers, des agents de maîtrise, des cadres, des artisans, des avocats, des professeurs, des médecins, des ingénieurs, des architectes, des juristes, des économistes, des banquiers et tous ceux qui sont utiles. Et puis les musiciens et tous les autres artistes, les footballeurs et tous les sportifs, vivront correctement de ce qu’ils savent faire, chacun dans son domaine.

Imaginons, au service effectif du citoyen, une Fonction publique dont les effectifs et les organigrammes seront maitrisés. Le barème salarial dit de «Mbudi» y sera appliqué, attirant le meilleur de la jeunesse congolaise, toute la jeunesse congolaise, dans toute sa diversité, sans aucune distinction.

Imaginons que le climat des affaires sortira de la morosité et deviendra transparent, débarrassé de la corruption, du harcèlement fiscal et de l’insécurité juridique et judiciaire. Alors, il sera à ce point attrayant et rassurant que des entreprises, nationales comme étrangères, investiront partout sur l’intégralité du territoire national, pour créer des millions d’emplois productifs correctement rémunérés. Voilà de quoi permettre l’émergence d’une classe moyenne, le retour au pays des Congolais de l’étranger et la visite de dizaines de millions de touristes curieux de la faune d’exception et de la flore luxuriante dont dispose notre pays.

Imaginons l’industrialisation du pays, par la création des sociétés minières locales qui emploieront des Congolais, pour transformer sur place les richesses de notre sol et de notre sous-sol, afin de les vendre à des entreprises congolaises qui oeuvreront notamment dans le bâtiment, dans les télécommunications et les transports.

Imaginons la création d’un cercle vertueux pour l’utilisation de notre cobalt, de notre coltan, de notre pétrole, de nos forêts au profit des Congolais. Et que, saisissant cette opportunité, Tesla, Samsung et autres géants de l’industrie viendront créer des usines en RDC où se trouvent et la matière première et les ressources humaines compétentes.

Imaginons que le tourisme sera devenu l’une des premières industries productrices de recettes de l’État. Qu’à cet effet, des conditions attrayantes seront créées pour accueillir chaque année des millions de touristes, attirés par les atouts exceptionnels dont dispose la RDC ; il s’agit notamment de la diversité climatique, de la faune, de la flore, avec ses nombreuses espèces dont plusieurs spécimens emblématiques parmi lesquels l’okapi, le bonobo, le gorille de montagne, le gorille de plaine ou encore le paon congolais.

Imaginons que Niangara, Territoire qui abrite la stèle, indiquant le lieu précis du centre de l’Afrique, sera devenu un Centre International de Recherche Géocentrique.

Imaginons que nos campagnes ne seront plus des brousses et des forêts sauvages, mais des prairies où l’on voit paître des vaches et des chèvres, où l’on voit également des plantations agricoles qui s’étalent à perte de vue, des rivières régulées, çà et là, par des micro-barrages pour fournir en électricité les villages avoisinants et en eau des forêts rationnellement gérées.

Imaginons des campagnes reliées aux centres urbains, par des infrastructures de transport modernes et régulièrement entretenues, qui faciliteront autant la livraison des produits agricoles, que les échanges purement commerciaux.

Imaginons que le peuple congolais vivra plus longtemps, sainement et épanoui dans un pays sans maladies endémiques. Un pays où, par exemple, le paludisme sera éradiqué notamment à la faveur d’un vaste Programme National d’assèchement des marais.

Tous les citoyens Congolais applaudiront.

FONDER UN ÉTAT MODERNE

D’aucuns ont qualifié la RDC de «non-État». C’est une litote ! La RDC est en réalité comparable à une jungle dans laquelle opèrent des marchands véreux qui jouissent d’exorbitants privilèges et qui traitent par l’arbitraire le reste de la population.

Transformer un tel pays en un État digne de ce nom, est donc non seulement une exigence morale mais aussi un préalable à son Redressement Économique et Social. C’est pourquoi des réformes courageuses, des actions volontaristes, seront menées sur le plan général et dans les domaines régaliens.

La Constitution de la RDC, qui trempe ses racines dans les conclusions du dialogue inter-congolais de Sun-City, interdit à tout individu, quel qu’il soit, de briguer une troisième fois la Magistrature Suprême.

Elle stipule qu’en RDC le pouvoir, qui s’acquière par les urnes, s’exerce par les voies démocratiques et sa finalité consiste à procurer au pays la Paix et la Stabilité en vue de son Développement.

C’est donc à juste titre que la disposition y afférente a été verrouillée par le législateur de la Loi fondamentale. Celle-ci n’a pas d’alternative, elle demeure opposable à tous. Mais, obtenir la tenue des élections crédibles, libres et transparentes, sur base des lois en la matière, est un défi que nous entendons relever de toutes nos forces.

Pour ma part, je m’engage à respecter notre Constitution, qui fait de la RDC, dans ses frontières de 1960, un État avec son territoire, sa population et sa souveraineté.

La réalisation de ce Programme postule, avant tout, que notre pays cesse d’être un non-État pour devenir un État de Droit. Un État capable de gérer et de défendre ses frontières, d’asseoir une administration efficace autant que d’exercer son autorité sur toute l’étendue du territoire national.

Un État à même de maintenir l’ordre public, d’assurer la sécurité judiciaire et juridique des personnes ainsi que de leurs biens. Un État capable de conduire une diplomatie adulte et une politique extérieure responsable, sur base du principe gagnant-gagnant. Un État à même d’intégrer la nouvelle conception des frontières, conséquence de la mondialisation et de la globalisation.

Toutes ces missions de l’État, qui couvrent les domaines dits régaliens, seront sanctuarisées et ne devront faire l’objet d’aucune sous-traitance.

Enfin, dans ses nouvelles missions de progrès, la RDC devra devenir un État capable d’instaurer sur la totalité du Territoire un Climat propice aux Affaires.
Réformes proposées

Réformes proposées dans le domaine de la Défense nationale

Nous allons doter la RDC d’une politique claire et opérationnelle en matière de défense, de sécurité et de maintien de l’ordre public, afin d’instaurer la paix et la stabilité, qui sont des préalables à l’administration de l’ensemble du territoire national en vue de son développement.

Nous allons faire reposer notre politique de défense et de sécurité sur six attitudes stratégiques : connaître, prévenir, anticiper, dissuader, protéger et si le devoir l’impose, intervenir.
Nous allons faire un Plan de cinq ans pour «Une Nation, une Armée».

L’objectif de ce Plan sera de pourvoir, en cinq ans, la RDC d’une Armée digne de ce nom, dont les principales missions seront :

  • Protéger le territoire national à ses frontières et à l’intérieur du pays,
  • Éradiquer les groupes armés et les milices, qui ont transformé, notamment l’Est de la RDC, en un sanctuaire où l’on viole, pille et tue en toute impunité.

Nous allons doter le Plan «Une Nation une Armée» d’un budget conséquent. Ce fonds, dont la gestion fera l’objet d’une instruction particulière du Gouvernement, sera financé en partie par le trésor public et pour l’autre partie par des partenaires extérieurs.

Nous allons présenter aux bailleurs de la MONUSCO une feuille de route, étayée, indiquant les étapes de fin de cette Mission en RDC au bout de 5 ans d’une part et, d’autre part, motivant la nécessité de réorienter une partie de leurs contributions dans les besoins de la mise en oeuvre du Plan «Une Nation une Armée».

Nous allons mettre en évidence l’un des éléments de l’agenda de notre Plan qui sera de prendre le relais de l’accomplissement des missions actuellement dévolues à la MONUSCO.

Nous allons instruire le nouveau gouvernement, devenu volontariste et disposant d’une vision claire dans sa politique en matière de défense et sécurité de ne plus sous-traiter par l’étranger ce secteur régalien.

Nous allons veiller à ce qu’au sein de cette nouvelle armée, qui comprendra des Forces Spéciales, un nombre suffisant de ces corps d’élites soient commises à la lutte contre le terrorisme et le pillage des ressources naturelles.

Nous allons formé au sein de l’armée des unités spécialisées pour intervenir efficacement lors des catastrophes naturelles et dans les travaux de génie civile.

Nous allons accélérer et parachever l’intégration en cours des Forces Armées congolaises (FARDC) actuelles, comme l’un des mécanismes de l’édification de la nouvelle Armée.

Nous allons redonner à la jeunesse congolaise le goût de s’engager à servir sous le drapeau.Programme / Félix
Une nation de 80 millions d’âmes, doit pouvoir trouver un pour cent (800.000) de garçons et de filles prêts à recevoir une éducation ci-vique, une formation générale et spécifique, et un entraînement mi-litaire adéquat pour être en mesure de défendre la patrie à tous les niveaux de grades de l’Armée.

Nous allons réhabiliter les centres de Kota-Koli au nord, Kamina au sud, Kitona à l’ouest et Kananga au centre, les équiper en matériels militaires et les doter d’instructeurs de haut niveau dans le but de disposer, chez-nous, des infrastructures nécessaires à l’édification et à l’entretien de notre Armée Nationale.
Nous allons établir des passerelles vers la vie civile pour les militaires qui auront atteint la limite d’âge ou de la durée de service.

Nous allons inciter au départ volontaire par l’octroi de pécules adaptés et nous proposerons des options de reconversion dans la vie civile.

Nous allons mettre fin à l’absence chronique de discipline au sein de l’Armée, qui est en fait, aujourd’hui, un corps quasiment sans âme.

Nous allons prendre des mesures vigoureuses pour supprimer les causes de cette indiscipline. Elles concerneront, entre autres, le standard et le mode de recrutement, les vivres, les soldes, la formation et la promotion en grades des militaires, tout autant que les conditions de casernement de ces derniers.

Nous allons doter l’Armée, non seulement d’un Code de conduite, mais également de modalités de son respect associées à un barème de sanctions, positives et négatives, sans lesquelles tout discours sur la discipline est dérisoire.

Nous allons, pour réaffirmer le caractère républicain et apolitique de notre armée, prendre les mesures idoines pour sanctionner la détention illégale d’armes. Cette mesure sera d’application sur toute l’étendue du Territoire national et, d’une manière particulière dans l’Est du pays.

Réformes proposées dans le domaine de la Sécurité Intérieure et de l’Administration publique

Depuis la Rome antique, dans une République digne de ce nom, les militaires ne sortent des casernes que pour accomplir leurs missions spécifiques. C’est pourquoi les tâches suivantes sont dévolues à la Police :

  • Assurer la sécurité des personnes et de leurs biens,
  • Lutter contre la criminalité et la délinquance,
  • Maintenir l’ordre public,
  • Réprimer les infractions pénales,
  • Fournir le renseignement et l’information pour prévenir toute menace susceptible de porter atteinte à l’ordre public,
  • Protéger les symboles de nos institutions.

Nous allons mettre sur pieds, une Police nationale chargée de faire respecter la loi par tous, en toutes circonstances et d’une manière égale. Cette institution pourra rassurer et donc sécuriser les habitants et leurs biens, partout dans le pays.

Nous allons veiller à ce que la Police nationale accomplisse les missions qui lui sont dévolues, dans un esprit Républicain. Pour ce faire, nous appliquerons à la Police, mutatis mutandis, les mesures énoncées pour le Plan «Une Nation une Armée».

Nous allons procéder à une réforme en profondeur des Services de Renseignement, sclérosés depuis l’époque du Maréchal Mobutu, pour en faire un corps professionnalisé, conforme aux standards de notre époque.

Nous allons procédé à la fermeture des cachots et autres endroits de détentions illégales.

Nous allons rendre les Services de Renseignement aptes à assurer leurs missions à l’État et dans tout le pays, plutôt que d’être commis au service d’un individu, soit-il le Chef de l’État.

Nous allons rationaliser le processus de la décentralisation afin de permettre à chaque entité décentralisée, quelle que soit sa taille, de contribuer à son propre développement.

Nous allons revisiter la restructuration des Entités décentralisées, qui a été effectuée dans la précipitation en vue de semer la confusion à l’approche Programme / Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO 19
des échéances électorales de 2016. Nous lancerons un processus de décentralisation graduelle et maîtrisée. A cet effet, nous nous engageons à réécrire la loi sur la programmation du découpage territorial.

Nous allons permettre aux entités décentralisées de pouvoir disposer des moyens de fonctionnement qui soient en adéquation avec leurs attributions et leurs charges.

Nous allons mettre l’Administration publique à niveau, pour qu’elle puisse mieux concourir à l’efficacité et à la continuité des services que l’État met à la disposition du citoyen.

Nous allons assainir, restructurer et dépolitiser l’Administration publique pour en faire un outil efficace dans l’accomplissement de ses missions régaliennes et sectorielles de l’État.

Nous allons accorder une attention particulière à la revalorisation de la Fonction publique. Les mesures qui seront prises concerneront notamment : le cadre organique, le recensement des effectifs et le statut de ses Agents.

Nous allons instaurer un dialogue permanent et constructif, entre partenaires sociaux, en vue d’améliorer le barème des rémunérations et les conditions de travail des fonctionnaires et agents de l’État.

Nous allons mettre en place un système d’évaluation des agents des services publics et procéder au rajeunissement dans le secteur, en recrutant de nouvelles unités sur base des tests de compétence à l’embauche.

Nous allons réhabiliter, progressivement, les locaux des services de l’Administration publique et assurer leur rééquipement, en vue de permettre aux fonctionnaires d’accomplir leur travail, dans de conditions décentes.

Nous allons améliorer le système de retraite des fonctionnaires et agents de l’État.

Nous allons permettre à l’Administration publique d’effectuer un saut qualitatif dans le numérique, en lui dotant d’un Schéma Directeur des Systèmes d’Information(SDSI) fiables, efficients et sécurisés permettant non seulement, d’assurer la communication des données et leur valorisation à des fins de définition et de pilotage des politiques publiques, mais aussi et surtout, d’identifier les solutions synonymes de bonne gouvernance devant mener à la performance et à l’efficacité de l’Administration publique.

Réformes proposées dans le domaine des Relations Internationales

Nous allons assurer à la RDC un retour rapide et une présence permanente, sur la scène internationale où se jouent les enjeux majeurs mondiaux. La RDC aura ainsi retrouvé son rôle moteur dans la coopération et l’Intégration Régionales, tout autant que la place qu’elle mérite dans le concert des nations.

Nous allons promouvoir en RDC, pays entouré de neuf voisins, la politique de bon voisinage. Cette politique de proximité sera appliquée à l’égard de tous les neuf voisins de notre pays, comme levier d’une cohabitation pacifique mutuellement profitable.

Nous allons rechercher une solution politique durable aux conflits entre les communautés de l’Est de la RDC, en ciblant les causes profondes et en créant les conditions favorables à un dialogue franc et direct, du type vérité et réconciliation, avec celles du Burundi, de l’Ouganda et du Rwanda.

Nous allons encourager l’intégration régionale, qui est d’une nécessité vitale pour la RDC. Cependant, face à la multitude des Organismes dans lesquels notre pays est présent, nous établirons entre ceux-ci un ordre de priorité, au regard des objectifs clairs à atteindre que nous allons fixer pour chacun de ces Organismes. Le cas échéant, cette rationalisation pourrait conduire la République à un retrait pur et simple de tel ou tel autre de ces structures régionales.

Nous allons établir une adéquation entre cette présence dans les différents Organismes et les moyens budgétaires de la République. Il s’agira d’éviter à la RDC l’accumulation des arriérés de cotisations qui lui privent de voix délibérative et, de fait, consacrent l’inutilité même de sa présence au sein de certaines de ces structures régionales.

Nous allons accroître, partout où nous déciderons de demeurer, la participation de la RDC à la construction des mécanismes de sécurité collective dans la sous-région, notamment aux fins d’asseoir la stabilité de Institutions de la République.

Nous allons promouvoir des projets économiques et sociaux intégrateurs notamment par la création des zones franches à nos frontières.

Nous allons promouvoir des projets économiques et sociaux intégra-teurs notamment par la création des zones franches à nos frontières.

Nous allons, mutatis mutandis, revisiter les relations et la coopération internationales hors Afrique. Le principe gagnant - gagnant devra prévaloir dans toutes ces réformes comme base de tout partenariat.

Nous allons restaurer la crédibilité internationale des Missions diplomatiques de la RDC et redonner aux Diplomates Congolais le prestige qu’ils n’ont plus. Les dettes accumulées depuis le début des années quatre-vingt seront apurées. Un nouveau barème de rémunérations et du niveau des frais de fonctionnement seront fixés. Le critère d’excellence sera réintroduit dans le recrutement des Diplomates.

Nous allons rationaliser, par suppression ou par regroupement, le nombre des Diplomates et celui des Missions à l’étranger, sur la double base, de leur utilité et des moyens budgétaires du pays, de manière à en assurer un fonctionnement normal.

Nous allons rapatrier dans la dignité, les Diplomates et Agents d’Ambassades qui doivent revenir au pays.
Nous allons renouer le lien entre la RDC et les Congolais de l’étranger.

Une véritable réconciliation du Congolais de l’extérieur avec son pays est un impératif pour inciter celui-ci, à se joindre à son compatriote de l’intérieur, pour participer à l’oeuvre de la refondation d’une RDC prospère au bénéfice de tous ses enfants.

Nous allons introduire, dans la conduite de l’action diplomatique, la prise en compte des intérêts des Congolais de l’étranger, notamment en ce qui concerne leurs droits en tant que Citoyens : être électeur, être éligible, être défendu le cas échéant par son pays, entrer et sortir en toute liberté du territoire national, étant entendu que, comme tout le monde, le Congolais de l’étranger a aussi des devoirs envers son pays qu’il doit assumer.

Nous allons faire du Congolais de l’étranger, un des facteurs générateurs de la croissance économique, en lui accordant des facilités pour le transfert des fonds, faire du commerce ou, mieux encore, investir dans son pays.

Nous allons tout mettre en oeuvre pour rendre effectif l’application du principe de réciprocité. Les nationalités admises à travailler en RDC, leurs pays devront aussi accepter le principe d’accorder, aux Congolais qui le souhaitent, le droit d’y travailler à des conditions d’accompagnement similaires.

Nous allons veiller à ce que, désormais, tous les postes offerts par les Organismes internationaux et régionaux à la RDC reviennent aux Congolais sur base du mérite.

 

Réformes proposées dans le domaine de la Justice

Nous allons donner des moyens conséquents à l’État pour lui permettre de remplir les missions dévolues à un État moderne.

Nous allons édifier un État de droit dont l’organisation et le fonctionnement obéissent au principe de la prééminence du droit et de la loi, en ce compris, le respect des accords et traités internationaux.

Nous allons débarrasser la Justice des anti-valeurs telles que le trafic d’influence, l’abus de pouvoir, le favoritisme et le tribalisme, la concussion, la crise d’autorité, la lenteur administrative, le dysfonctionnement des organes judiciaires.

Nous allons équilibrer le pouvoir d’État par de véritables contrepoids, afin de rendre la démocratie pluraliste et viable de façon durable. A cet effet, nous présenterons au Parlement un projet de loi, pour garantir et consolider la protection de la presse et de sa liberté, des activistes et des organisations de défense des droits humains. Nous procéderons également à la relecture des lois sur la liberté d’expression et d’association.

Nous allons rendre à la Justice son indépendance par la séparation des pouvoirs classiques, par l’amélioration des conditions de travail du personnel judiciaire et par la dotation d’un budget conséquent.

Nous allons assurer l’impartialité de la Justice, par un contrôle hiérarchique objectif permanent et un régime disciplinaire exemplaire de la part du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Nous allons rendre à la Justice l’efficacité dont elle a besoin, par une remise à niveau régulière, particulièrement de la Police judiciaire, notamment par l’initiation aux technologies nouvelles de l’information, par le contrôle des procédures pénales et de leur exécution dans les maisons carcérales et par le combat contre la lenteur administrative.

Nous allons réécrire la loi sur l’organisation et le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, en vue de lui assurer son autonomie et son impartialité.

Nous allons évaluer, réhabiliter, construire et veiller à l’entretien régulier des prisons, ainsi qu’imposer le respect des règles et des procédures en la matière.

Nous allons former les Magistrats et le personnel judiciaire et pénitentiaire à l’utilisation de l’outil informatique et de l’internet, indispensables pour plus d’efficacité de notre système judiciaire.

Nous allons parachever de façon programmée et effective, l’installation de toutes les institutions judiciaires et administratives prévues par la Constitution.

Nous allons doter les Magistrats d’un statut, leur garantissant des plans de carrières et des revenus, en rapport avec le rang de chacune de leurs catégories.

Nous allons protéger le Magistrat, pièce maîtresse de la justice, contre la corruption et toutes les pressions inconsidérées de divers milieux, par un meilleur encadrement professionnel et social.

Nous allons faire de la lutte contre la corruption, fléau dont les proportions se chiffrent par milliards, notre cheval de bataille et mettre effectivement fin au règne de l’impunité.

Réformes proposées pour l’amélioration du Climat des Affaires

Nous allons créer la confiance et le dynamisme dont le monde des affaires a besoin, par la finalisation du processus de mise en oeuvre du Traité et des Actes uniformes de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), dont nous partageons l’ambition de propulser le développement économique et de créer un vaste marché intégré, afin de faire de l’Afrique un pôle attrayant pour les investisseurs.

Nous allons mettre en place une Charte d’investissement qui va activer un système fiscal incitatif, relatif aux nouvelles sociétés industrielles et aux Grandes ainsi qu’aux Petites et Moyennes Industries (PMI) exportatrices. La Charte va également permettre la fusion de deux instruments publics jusqu’à présent chargés de l’investissement, à savoir : l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Industrie (ANAPI) et de l'instance chargé au ministère du plan de la gestion du Code des Investissements.
24 Programme / Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO

Nous allons faire de l’assainissement du Climat des Affaires en RDC, un atout majeur pour son développement socio-économique, en confiant au Comité de Pilotage et de Réforme des Entreprises du Portefeuille (COPIREP), dont les missions seront repensées, la responsabilité d’établir l’état d’avancement du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) et de faire des recommandations au gouvernement d’une part et, d’autre part, faire le suivi du Comité de Pilotage des Indicateurs d’appréciation du Climat des Affaires édicté par le «Doing Business» de la Banque Mondiale.

Nous allons légiférer pour traquer, débusquer et punir très sévèrement tout acte de corruption.
Nous allons rendre impartial et effectif le fonctionnement des cours et tribunaux de commerce et des tribunaux de travail, pour une justice équitable.

Nous allons parachever l’installation et améliorer le fonctionnement des guichets uniques à tous les points d’accès, pour faciliter les formalités administratives.

Nous allons, pour garantir la paix et la cohésion sociale, faire du dialogue social un cadre institutionnel avec, comme objectif principal, d’encourager la formation d’un consensus entre les principaux acteurs du monde du travail, gouvernement et partenaires sociaux, ainsi que la démocratie participative.
Nous allons mieux protéger la propriété privée et, le cas échéant, supprimer le monopole là où il ne se justifie pas.

VAINCRE LA PAUVRETÉ : GRANDE CAUSE NATIONALE

Le destin de la RDC, ce n’est pas seulement celui d’un État, c’est avant tout celui de tout un peuple.
Alors, comme Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, je crie de toute ma sincérité :
«Le peuple d’abord !»

Ce cri n’est donc pas pour moi un simple slogan, mais un authentique mot d’ordre de ralliement à ce qui sublime l’engagement politique : servir le souverain primaire dont on détient un mandat.
«Pour le Peuple d’abord», voici les trois piliers pour une croissance productrice d’emplois et protectrice de l’environnement.

Ces trois pistes constituent la meilleure solution pour vaincre la pauvreté. Elles sont, j’en suis convaincu, la clé de voûte pour résoudre nos problèmes politiques, économiques et sociaux.

Là où les autres pays, comparables au nôtre, réussissent le mieux-être de leurs populations, la RDC, quant à elle ne cesse de péricliter.

Ce constat amer nous impose un examen minutieux et profond de notre propre situation.
En 2017, comme renseigné à l’annexe 1, la RDC affiche un Produit Intérieur Brut annuel par Habitant (PIB-H) de $ 458, accusant ainsi un retard paradoxal sur des nations qu’elle devançait en 1960 avec un indice de $ 220.

Quel facteur justifierait-il cette faillite de notre pays ?
Le temps a-t-il fait défaut à la RDC ? Non.

Le cas d’un pays comme Haïti est édifiant. Après plus de deux siècles d’existence, ce pays affiche un PIB-H de $ 765 seulement en 2017. Alors que la République de Corée du Sud, qui affichait le même indice à hauteur de $ 158 en 1960, a su, en seulement 50 ans, multiplier ce chiffre par 175 pour le porter à $ 27.742.
Les ressources naturelles manquent-elles à la RDC ? Loin s’en faut.

L’abondance ou le manque de ressources naturelles, ne semble pas non plus être un facteur déterminant dans la création de la richesse par les différentes nations.

Le Brésil et la RDC ont des atouts naturels similaires. En 1960, les 2 pays avaient un PIB-H quasiment égal.
Aujourd’hui, le citoyen Brésilien gagne en moyenne par an $ 9.821 - son chiffre de 1960 a été multiplié par 46 -, alors que le Congolais lui végète avec $ 458, juste un peu plus de deux fois son chiffre de 1960.

À l’évidence, le temps est le même pour tous les peuples et les res-sources naturelles ne valent que par le travail de l’homme.

On note ainsi, que les pays qui se sont extirpés du sous-développement, en une ou deux générations, sont tous parvenus à leurs fins, ou sont en passe d’y parvenir, par la volonté de leurs élites dirigeantes respectives.

Leurs dirigeants, hommes et femmes, ont visé des objectifs mesurables clairs, ils ont donné aux populations les moyens de se rassembler autour de l’essentiel.

Transformer des faiblesses en atouts, mobiliser les forces vives du pays autour d’un dessein d’intérêt général, c’est le chemin suivi par toutes ces nations, devenues prospères.
Alors, pourquoi pas nous ?

En même temps, il nous faut constater que ce chemin, qui mène vers la richesse des nations, comporte aujourd’hui de nouveaux défis.

Depuis le 1er août dernier, l’humanité vit à crédit, sur le dos de la Terre, pour avoir épuisé les ressources de cette planète bleue. Ce dépassement écologique est un drame. Nous devons désormais penser notre avenir en termes de développement durable.

Il s’agit ici d’une notion qui situe désormais le développement soutenable à l’intersection entre l’économie, le social et l’écologie d’une part et, d’autre part, qui postule des solutions innovantes qu’il nous faut trouver et intégrer dans notre quête du bien-être.

De ce point de vue, l’élément liant autant que catalyseur entre ces trois impératifs est l’Homme. Je considère donc que le recours aux nouvelles technologies, qui requièrent la mobilisation des intelligences de tous les Congolaises et Congolais, est essentiel à l’aboutissement de l’ambition de ce Programme.

Capitaliser sur les expériences des nations qui ont réussi, là où la RDC végète et écrire notre propre histoire en y intégrant les exigences de notre temps, est la démarche que je vous propose pour rejoindre, tous unis, sur la prochaine décennie, l’élite mondiale constituée par ces peuples qui connaissent le progrès.

La RDC est restée inexplicablement en marge de ce mouvement de l’histoire, alors qu’elle dispose, en sus de ses nombreuses ressources naturelles, de cet atout essentiel au développement, en l’occurrence une population de 80 millions d’âmes.

Quatre-vingt millions de jeunes, de femmes et d’hommes qu’il faut nourrir, soigner et éduquer ? Quels défis dirait-on !

Je considère que nourrir, soigner et éduquer les Congolaises et les Congolais n’est pas uniquement que de la dépense. Bien plus, ces jeunes, ces femmes et ces hommes, une fois nourris, soignés et éduquer, deviendront la ressource principale, l’investissement de base de notre pays que je vais canaliser pour vaincre la Pauvreté.
Cette population abondante cessera d’être le problème pour devenir la solution. Elle créera, elle produira, elle consommera ce qu’elle produira, et elle exportera ce qu’elle ne consommera pas.

Je vais mettre en place des politiques publiques adéquates pour as-surer une redistribution équitable et inclusive de la richesse natio-nale ainsi produite. Cet objectif, une fois atteint, viendra couronner l’édification, comme d’autres bâtissent des cathédrales, de ce que le monde entier qualifiera d’un véritable «miracle congolais».

La population congolaise est très largement jeune. Cette jeunesse fait montre d’une vitalité et d’une agressivité qui ne demandent qu’à être bien canalisées pour, couplées avec l’éducation et le travail, devenir le fer de lance de la création rapide de la richesse qui manque encore, paradoxalement, à la RDC.

Permettez-moi, à juste titre, une petite digression. Cette année, la Coupe du Monde de Football s’est jouée en Russie. La RDC a été collectivement éliminée de la phase finale de ce tournoi. Pourtant, vous savez que nous avons été la première des nations africaine à se qualifier à un tel tournoi en 1974 !

Dites-moi pourquoi Isaac Kiesse, Denis Zakaria, Romelu Lukaku, Youri Tielmans, Presnel Kimpembe, Dedryck Boyata, Steve Mandanda, Vincent Kompany, Steven N’zonzi et autres Micky Batshuayi ont-ils été en Russie pour le compte de leurs secondes patries respectives ? N’est-ce pas que la RDC, leur terre d’origine, faute de leadership au sommet de l’État, a failli à leur offrir un encadrement adéquat !

Désormais, la nation congolaise peut tourner le dos aux six décennies de gâchis qu’elle vient de subir. Notre pays peut, comme l’ont fait d’autres nations, éradiquer la pauvreté. Il lui faut mettre le cap sur son émergence économique et sociale.

Réformes proposées
Nous allons inscrire l’Éducation et la Formation Continue parmi les priorités de la mandature.

Nous allons revaloriser les métiers de l’éducation de la petite enfance. Sans éducation, une jeunesse est une bombe sociale à retardement.

Nous allons imposer et mettre en pratique le principe selon lequel chaque jeune Congolais a le droit d’accéder et d’accomplir, à égalité de chances, les cycles de scolarité qui couvrent l’école maternelle, les degrés primaire et secondaire.

Nous allons, pour la refondation de notre système éducatif, organiser les états généraux de l’éducation, de la formation et de la recherche qui vont se consacrer sur la mission éducative, sur les questions de l’accessibilité et de la réussite, sur le curriculum d’études, sur les matières relatives à la dynamique pédagogique, sur la situation de la formation professionnelle et technique, sur la formation continue et sur le financement.

Nous allons promouvoir un partenariat public-privé en vue de créer un centre d’excellence du type «Silicon Valley», destiné à stimuler la Recherche et l’enseignement de nouvelles technologies, en collaboration avec des Universités congolaises et étrangères. Tout autant qu’à servir de catalyseur à la création ainsi que l’implantation des PMI, nationales et internationales, de technologies.

Nous allons mettre en place une politique de santé pour tous.

Nous allons instaurer un système d’Assurance Maladie Universelle. Toutes les branches d’activités pourront y souscrire. Des modalités particulières en la matière seront arrêtées en ce qui concerne respectivement les secteurs agricole, artisanal et des travailleurs indépendants.

Nous allons promouvoir une politique incitative pour encourager les jeunes Médecins, assistants médicaux, Infirmiers et autres personnel de santé à s’installer dans l’arrière pays.

Nous allons promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, notamment par l’accès à la formation et au travail.

Nous allons soutenir l’organisation et la pratique des sports de compétition et de loisir.

ATTEINDRE UNE CROISSANCE CRÉATRICE D’EMPLOIS ET PROTECTRICE DE L’ENVIRONNEMENT

Nous proposons au peuple congolais un «Pacte de Croissance».

Le taux de croissance annuel moyen du PIB nominal (PIB-N) de 25%, tel que renseigné à l’annexe 2, que nous nous fixons, permet de réaliser sur la décennie $ 346,85 milliards avec à la clé, voir annexe 3, un PIB-H de $ 4. 288, niveau optimal qui nous fait entrer dans la zone des pays émergents.

Pour assurer le coût de ce Programme, nous mobiliserons une enveloppe budgétaire de $ 86,71 milliards soit 25% du PIB-N, qui sera répartie sur dix ans.

Ainsi, nous aurons multiplié par 10, en 10 ans, le PIB-H de la RDC, le faisant passer des $ 458 d’aujourd’hui ($ 1,25 par jour) à $ 4.288 dans 10 ans ($ 11,75 par jour).

Dès la cinquième année, comme indiqué à l’annexe 3, la RDC pourra figurer au tableau des pays en voie de vaincre la pauvreté. En atteignant un PIB-H de $ 1.405 notre pays aura franchi le seuil pour figurer parmi les pays émergents de catégorie moyenne basse.

C’est la première étape décisive vers la réalisation de l’objectif ciblé, à savoir éradiquer la pauvreté au terme de la dixième année. En 2028, le PIB-H de la RDC se situera à hauteur de $ 4.288, soit de $ 11,75 par jour.

Cette performance, requiert la maximisation des ressources publiques dont les recettes fiscales représentent la pierre angulaire pour le financement de l’économie.

VIE ET SOCIÉTÉ

Les politiques publiques mises en oeuvre en RDC ont créé un fossé, entre les dirigeants politiques qui roulent pour eux-mêmes, et la société civile qui est laissée pour compte. Il ne faut pas chercher ailleurs la cause de l’échec récurrent rencontré par les Plans et autres Programmes supposés redresser la RDC.

C’est pourquoi je propose ici au peuple congolais un «Pacte social».

Avec lui, j’entends bâtir une société solidaire.

Il s’agit de rompre avec le passé, en plaçant l’homme et la femme au centre de l’économie et du social. Et, de la sorte, les Congolais deviendront, non seulement la ressource principale, le principal moteur du développement, mais aussi, les bénéficiaires du fruit de ce progrès dont ils sont les destinataires.

Nous allons construire les infrastructures sociales de base et en assurer un entretien régulier, pour répondre aux besoins de la population.

Nous allons garantir le droit à la santé, la protection sociale pour tous et, d’une manière particulière, au bénéfice des plus démunis.

Nous allons assurer l’accès progressif de tous à l’eau potable, à l’électricité régulière et stable ainsi qu’à l’assainissement.

Nous allons subventionner les coûts d’accès à l’eau potable et à l’électricité pour les revenus modestes. L’indisponibilité et le coût de l’énergie en RDC sont incompréhensibles au vu de ses potentialités. De surcroit, ceci a un impact négatif sur la santé et l’éducation.

Nous allons mettre en place une politique de l’habitat, qui fait du logement social son axe prioritaire.

Nous allons encourager la création des acteurs de la solidarité. Nous mettrons à leur disposition les moyens conséquents, pour lutter contre l’analphabétisation et l’illettrisme. Nous apporterons l’aide aux personnes vulnérables, pour faire de la solidarité un investissement.

Nous allons mettre en oeuvre les politiques sociales, qui visent l’amélioration des conditions de vie des groupes sociaux en difficultés. Des actions seront menées en faveur des exclus, des marginaux et des personnes vulnérables.

Nous allons légiférer pour instaurer un «salaire universel», qui garantit un minimum de revenu à tous les travailleurs, dans toutes les catégories socioprofessionnelles.

Nous allons réécrire la loi sur la péréquation pour lutter contre les inégalités territoriales.

HAUT